L'international brésilien, âgé de 27 ans, est le premier joueur à rejoindre le Real depuis que Florentino Perez est revenu à la présidence du club ce mois-ci.
Le montant du transfert serait de 68 millions d'euros environ, ce qui fait de lui le deuxième transfert le plus élevé après le passage de Zinedine Zidane de la Juventus de Turin au Real Madrid en 2001, alors pour 73 millions d'euros.
Kaka, qui a remporté le Ballon d'or France Football en 2007, a tenu une conférence de presse à Recife au Brésil, où il se trouve pour disputer mercredi au sein de l'équipe brésilienne le match des éliminatoires pour le Mondial 2010, face au Paraguay.
Kaka a dit quitter les Italiens en bons termes.
"Tout ce que j'ai toujours fait pour Milan l'a été par accord mutuel, depuis le moment où je suis arrivé jusqu'à mon départ aujourd'hui", a-t-il dit, à l'hôtel où séjourne l'équipe du Brésil. "Je pars par la grande porte".
"Je ne suis pas déçu par ma relation avec Milan", a-t-il dit dans cette conférence de presse, qui était retransmise en direct par la télévision brésilienne. "Il n'y a jamais eu une crise (financière) comme celle-ci, je comprends parfaitement la position du club et je suis très reconnaissant à Milan et au président", a ajouté Kaka, qui avait rejoint les Rossoneri en 2003.
"Le club (le Milan AC) avait besoin de faire ce sacrifice, je le comprends très bien. Je ne lui en tiens pas rigueur".
"J'ai remporté tout ce que je voulais en tant que joueur et c'est une nouvelle motivation pour moi", a-t-il dit de son transfert.
"Je suis certain que le Real Madrid va former une équipe compétitive qui pourra recommencer à remporter des titres".
Il a éludé l'idée qu'il pourrait porter le maillot n°5, celui qu'avait Zidane au Real, ajoutant que le Français serait un exemple pour lui. "Je ne sais pas quel numéro j'aurai, je prendrai mon temps pour le choisir." "Zidane sera un exemple pour moi".
Le Milan AC a remercié Kaka pour sa contribution. "Le Milan AC remercie l'homme Kaka et le champion Kaka pour ses contributions décisives à tant de victoires ces six dernières années", a déclaré le club de Série A dans un communiqué.
"Son absence, sur le terrain, bien que sérieuse, peut être comblée. Il sera cependant très difficile de combler le vide laissé par l'homme Kaka", ajoute le club milanais.
Kaka était convoité depuis longtemps par le Real Madrid, depuis que l'ancien président du club Ramon Calderon avait promis, pendant la campagne pour son élection en 2006, de le faire signer, ce qu'il n'avait pas réussi à obtenir. Calderon a rendu son tablier en janvier, permettant un retour de Perez trois ans après son départ.
Perez avait promis "un projet sportif spectaculaire" axé sur les plus grands joueurs au monde, et les médias espagnols avaient parlé d'un trésor de guerre de 300 millions d'euros qui servirait à financer une deuxième "période Galactico" à Bernabeu.
"Nous nous employons à mettre sur pied une bonne équipe, une équipe importante, et cela ne fait que commencer", a déclaré Perez à la station de radio Onda Cero.
Car Perez ne cache pas non plus son intérêt pour Cristiano Ronaldo, qui joue à Manchester United, pour Franck Ribéry (Bayern Munich), pour Xabi Alonso (Liverpool) et pour le duo David Villa et David Silva qui opère à Valence.
Le Ballon d'or 2007 avait fait l'objet d'une proposition de transfert de plus de 100 millions d'euros de la part de Manchester City en janvier dernier. Ce montant aurait constitué un record absolu.
Voici quelques jours encore, Kaka n'en démordait pas : "Je le dis pour la dernière fois : je ne veux pas quitter Milan. Je préfère rester discret actuellement de peur que mes propos soient mal interprétés", avait-il dit aux journalistes.
"Je dis aux millions de supporters rossoneri que ma décision est prise. J'ai dit que je voulais rester. Maintenant, qu'on me laisse en paix", avait-il ajouté...
samedi 13 juin 2009
Rose Francine Rogombé assure l'intérim
Deux jours après la mort d'Omar Bongo, Rose Francine Rogombé a prêté serment comme présidente par intérim au Gabon.
Comme le prévoit la Constitution, les fonctions de chef de l'Etat sont confiées à la présidente du Sénat, qui devra organiser un scrutin présidentiel dans les 45 jours.
Omar Bongo, doyen des chefs d'Etat africains en exercice et figure emblématique de la "Françafrique", est décédé lundi à Barcelone, où il était hospitalisé depuis fin mai.
Il était âgé de 73 ans.
"Je jure de consacrer tous mes efforts au bien-être du peuple gabonais (...), de respecter et de défendre la Constitution ainsi que l'Etat de droit et d'assumer mes fonctions avec équité", a déclaré la nouvelle présidente par intérim, la main sur le texte de la Loi fondamentale.
Agée de 66 ans et diplômée de théologie, Rose Francine Rogombé était une alliée de longue date du défunt au sein du Parti démocratique du Gabon (PDG). Première femme nommée magistrate dans son pays, elle a été élue au Sénat cette année.
Selon la présidente du Conseil constitutionnel, Marie-Madeleine Mborantsouo, devant qui a prêté serment Rose Francine Rogombé dans la capitale, Libreville, le mandat de cette dernière pourrait être prorogé en cas de force majeure.
Le Gabon est dirigé par une petite élite étroitement solidaire et les analystes estiment que le PDG est suffisamment fort pour assurer la transition dans le calme.
La Constitution accorde au chef d'Etat par intérim 45 jours pour organiser une élection présidentielle, mais beaucoup craignent que la lutte pour la succession de Bongo ne plonge le pays dans l'instabilité et que ce délai ne soit pas respecté.
La liste des prétendants, en tête de laquelle figure le fils du défunt président Ali Bongo, actuel ministre de la Défense, est riche.
Son beau-frère, le ministre des Affaires étrangères, Paul Toungui, le président de la Commission de l'Union africaine et ex-gendre du disparu, Jean Ping, ou le vice-président Didjob Divungi Ndinge sont autant de candidats possibles.
Le continent africain a vécu l'année dernière une série de coups d'Etat qui contrastaient avec l'emprise incontestée d'Omar Bongo sur son pays.
Les dirigeants de la région et des puissances occidentales n'ont d'ailleurs pas tardé à lui rendre hommage pour la stabilité du Gabon pendant les 41 ans qu'il a passés au pouvoir et sa contribution aux efforts de paix dans divers pays d'Afrique.
Comme le prévoit la Constitution, les fonctions de chef de l'Etat sont confiées à la présidente du Sénat, qui devra organiser un scrutin présidentiel dans les 45 jours.
Omar Bongo, doyen des chefs d'Etat africains en exercice et figure emblématique de la "Françafrique", est décédé lundi à Barcelone, où il était hospitalisé depuis fin mai.
Il était âgé de 73 ans.
"Je jure de consacrer tous mes efforts au bien-être du peuple gabonais (...), de respecter et de défendre la Constitution ainsi que l'Etat de droit et d'assumer mes fonctions avec équité", a déclaré la nouvelle présidente par intérim, la main sur le texte de la Loi fondamentale.
Agée de 66 ans et diplômée de théologie, Rose Francine Rogombé était une alliée de longue date du défunt au sein du Parti démocratique du Gabon (PDG). Première femme nommée magistrate dans son pays, elle a été élue au Sénat cette année.
Selon la présidente du Conseil constitutionnel, Marie-Madeleine Mborantsouo, devant qui a prêté serment Rose Francine Rogombé dans la capitale, Libreville, le mandat de cette dernière pourrait être prorogé en cas de force majeure.
Le Gabon est dirigé par une petite élite étroitement solidaire et les analystes estiment que le PDG est suffisamment fort pour assurer la transition dans le calme.
La Constitution accorde au chef d'Etat par intérim 45 jours pour organiser une élection présidentielle, mais beaucoup craignent que la lutte pour la succession de Bongo ne plonge le pays dans l'instabilité et que ce délai ne soit pas respecté.
La liste des prétendants, en tête de laquelle figure le fils du défunt président Ali Bongo, actuel ministre de la Défense, est riche.
Son beau-frère, le ministre des Affaires étrangères, Paul Toungui, le président de la Commission de l'Union africaine et ex-gendre du disparu, Jean Ping, ou le vice-président Didjob Divungi Ndinge sont autant de candidats possibles.
Le continent africain a vécu l'année dernière une série de coups d'Etat qui contrastaient avec l'emprise incontestée d'Omar Bongo sur son pays.
Les dirigeants de la région et des puissances occidentales n'ont d'ailleurs pas tardé à lui rendre hommage pour la stabilité du Gabon pendant les 41 ans qu'il a passés au pouvoir et sa contribution aux efforts de paix dans divers pays d'Afrique.
lundi 1 juin 2009
L'étrange vie de Zhang
Emprisonné à 21 ans pour avoir détruit un enregistrement vidéo montrant des affrontements entre soldats et habitants de Pékin, Zhang s'est ensuite retrouvé cinq ans en liberté conditionnelle, avec interdiction formelle de voyager, de s'exprimer, de publier et d'approcher un journaliste.
Aujourd'hui, cet ancien prisonnier politique est officiellement libre mais il ne peut trouver un emploi stable. Faute de percevoir un revenu, il doit vivre aux crochets de sa mère et grignoter la modeste pension de cette dernière.
A 41 ans, il peut enfin raconter son histoire.
"Nous avions pour la plupart une vingtaine d'années. Nous commencions notre vie et, d'un seul coup, elle a été brisée", dit-il. "Maintenant, après toutes ces années, nous sortons et tout le monde s'en fiche. Plus personne ne fait attention à nous".
Le "Printemps de Pékin" et la répression de Tiananmen semblent en effet bien loin. Si une majorité de Chinois sont passés à autre chose, muselés par le régime communiste ou attirés par les sirènes de la prospérité, Zhang, lui, paie chaque jour le prix de sa décision.
Il lui est impossible de travailler parce qu'il a été condamné et il ne survit que grâce à la pension de sa mère, équivalente à 105 euros. En outre, il doit cacher son passé à ses proches, qui le croient retraité de l'armée, et ne reconnaît pas le Pékin de ses jeunes années.
"Nous étions tous un peu pareils à l'époque. On n'était pas mieux que les autres et l'opinion d'autrui était prioritaire", s'est-il souvenu dans un entretien à l'Associated Press accordé dans un café proche de son domicile. "Ce sens de la camaraderie, de l'entraide, a bel et bien disparu. A présent, si quelqu'un réclame de l'aide, on lui demande d'abord combien il peut payer..."
Chauve et maigre, Zhang a une dent en moins et la mine sombre. Mais il conserve un sens aiguisé de l'ironie.
Au moment de son arrestation, il était portier au Centre des expositions de Pékin. Ses anciens collègues ont une famille, un petit revenu et une assurance santé. Zhang n'a rien de tout cela.
Comme beaucoup de ceux qui écopèrent des peines les plus dures, lors des manifestations de 1989, ce dissident n'était ni un étudiant ni un meneur. Il était simplement un de ces ouvriers qui ont brûlé des camions de l'armée, qui se sont heurtés aux forces de l'ordre et qui ont volé du matériel.
Aux premières heures du 4 juin 1989, Zhang a ainsi dérobé une vidéo tournée par des paramilitaires qui montrait des habitants bloquant l'avancée de soldats en route vers la place Tiananmen. Il a ensuite jeté le document dans les flammes d'un véhicule incendié.
En agissant ainsi, explique-t-il, il souhaitait épargner la prison voire la mort à ceux qui figuraient sur l'enregistrement.
"Ils nous ont traités de casseurs et nous ont accusés d'agir contre le gouvernement", ajoute Zhang en murmurant pour ne pas attirer l'attention des clients du café. "Nous n'étions pas antigouvernementaux. Nous étions contre ce qu'ils faisaient, contre leurs méthodes. Pourquoi envoyaient-ils l'armée pour écraser leur propre peuple?".
A ses yeux, les personnes arrêtées après les événements du 4 juin sont les "agneaux sacrificiels de l'histoire".
"Les étudiants n'ont pas subi de graves conséquences. Ils ont repris leurs cours et se sont retrouvés en classe de rééducation. Nous, nous avons été punis pour les étudiants parce que le gouvernement devait rétablir l'ordre social", analyse-t-il à froid.
A l'instar de Zhang, la plupart des ex-détenus de Tiananmen vivent dans la misère et la honte. De plus, souligne l'un d'eux, Sun Liyong, ancien policier arrêté pour avoir critiqué le régime, beaucoup souffrent de problèmes de vue, de pression artérielle et de douleurs au dos, mais n'ont pas les moyens de se faire soigner.
En juin 2008, le Département d'Etat américain a estimé que 50 à 200 personnes emprisonnées au moment de cette répression contre le mouvement démocratique croupissaient encore dans des geôles chinoises.
Aujourd'hui, cet ancien prisonnier politique est officiellement libre mais il ne peut trouver un emploi stable. Faute de percevoir un revenu, il doit vivre aux crochets de sa mère et grignoter la modeste pension de cette dernière.
A 41 ans, il peut enfin raconter son histoire.
"Nous avions pour la plupart une vingtaine d'années. Nous commencions notre vie et, d'un seul coup, elle a été brisée", dit-il. "Maintenant, après toutes ces années, nous sortons et tout le monde s'en fiche. Plus personne ne fait attention à nous".
Le "Printemps de Pékin" et la répression de Tiananmen semblent en effet bien loin. Si une majorité de Chinois sont passés à autre chose, muselés par le régime communiste ou attirés par les sirènes de la prospérité, Zhang, lui, paie chaque jour le prix de sa décision.
Il lui est impossible de travailler parce qu'il a été condamné et il ne survit que grâce à la pension de sa mère, équivalente à 105 euros. En outre, il doit cacher son passé à ses proches, qui le croient retraité de l'armée, et ne reconnaît pas le Pékin de ses jeunes années.
"Nous étions tous un peu pareils à l'époque. On n'était pas mieux que les autres et l'opinion d'autrui était prioritaire", s'est-il souvenu dans un entretien à l'Associated Press accordé dans un café proche de son domicile. "Ce sens de la camaraderie, de l'entraide, a bel et bien disparu. A présent, si quelqu'un réclame de l'aide, on lui demande d'abord combien il peut payer..."
Chauve et maigre, Zhang a une dent en moins et la mine sombre. Mais il conserve un sens aiguisé de l'ironie.
Au moment de son arrestation, il était portier au Centre des expositions de Pékin. Ses anciens collègues ont une famille, un petit revenu et une assurance santé. Zhang n'a rien de tout cela.
Comme beaucoup de ceux qui écopèrent des peines les plus dures, lors des manifestations de 1989, ce dissident n'était ni un étudiant ni un meneur. Il était simplement un de ces ouvriers qui ont brûlé des camions de l'armée, qui se sont heurtés aux forces de l'ordre et qui ont volé du matériel.
Aux premières heures du 4 juin 1989, Zhang a ainsi dérobé une vidéo tournée par des paramilitaires qui montrait des habitants bloquant l'avancée de soldats en route vers la place Tiananmen. Il a ensuite jeté le document dans les flammes d'un véhicule incendié.
En agissant ainsi, explique-t-il, il souhaitait épargner la prison voire la mort à ceux qui figuraient sur l'enregistrement.
"Ils nous ont traités de casseurs et nous ont accusés d'agir contre le gouvernement", ajoute Zhang en murmurant pour ne pas attirer l'attention des clients du café. "Nous n'étions pas antigouvernementaux. Nous étions contre ce qu'ils faisaient, contre leurs méthodes. Pourquoi envoyaient-ils l'armée pour écraser leur propre peuple?".
A ses yeux, les personnes arrêtées après les événements du 4 juin sont les "agneaux sacrificiels de l'histoire".
"Les étudiants n'ont pas subi de graves conséquences. Ils ont repris leurs cours et se sont retrouvés en classe de rééducation. Nous, nous avons été punis pour les étudiants parce que le gouvernement devait rétablir l'ordre social", analyse-t-il à froid.
A l'instar de Zhang, la plupart des ex-détenus de Tiananmen vivent dans la misère et la honte. De plus, souligne l'un d'eux, Sun Liyong, ancien policier arrêté pour avoir critiqué le régime, beaucoup souffrent de problèmes de vue, de pression artérielle et de douleurs au dos, mais n'ont pas les moyens de se faire soigner.
En juin 2008, le Département d'Etat américain a estimé que 50 à 200 personnes emprisonnées au moment de cette répression contre le mouvement démocratique croupissaient encore dans des geôles chinoises.
Les délices du pouvoir
"Après avis du Premier ministre et du président de l'Assemblée nationale, le président de la République a signé ce jour 26 mai 2009 un décret portant dissolution de l'Assemblée nationale", annonce le gouvernement dans un communiqué lu à la radio.
Dans un avis rendu lundi, la Cour constitutionnelle du Niger avait infligé un revers au président Tandja en se prononçant contre la tenue d'un référendum institutionnel qui permettrait au chef de l'Etat de tenter de briguer un troisième mandat.
La cour avait été saisie de la question le 11 mai par des députés opposés au projet.
Le président Tandja, 70 ans, achève le 22 décembre prochain son second mandat à tête de l'Etat et, en l'état des règles institutionnelles, ne peut briguer un troisième mandat de cinq ans.
Au début du mois, le gouvernement avait annoncé que le chef de l'Etat organiserait avant la fin de l'année une consultation populaire sur une nouvelle constitution instaurant un régime présidentiel, ce qui lui permettrait de rester magistrat suprême du pays.
"Le président de la République ne saurait engager ou poursuivre le changement de la constitution sans violer son serment", ajoute la Cour constitutionnelle, dont l'avis n'est cependant pas contraignant.
Pour Alioune Tine, président de la RADDHO (Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme), cette dissolution "s'apparente à un coup d'Etat politique".
"Cette faute politique est profondément regrettable. Le Niger ne peut pas revenir en arrière après tous les efforts, toutes les tragédies qu'il a surmontés", a-t-il dit à Reuters.
Au pouvoir depuis décembre 1999, Mamadou Tandja avait plusieurs fois promis de se retirer le 22 décembre 2009. Pour justifier son revirement, il explique que le peuple lui demande de rester à la tête de l'Etat afin de parachever les chantiers en cours.
Quelque 20.000 personnes ont récemment manifesté pour dénoncer ses intentions. La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a prévenu la semaine dernière que Tandja risquait d'exposer son pays à des sanctions si le projet de référendum ne respectait pas la démocratie.
Le mandat des députés s'achève cette année, et les élections législatives étaient prévues pour la fin novembre.
En optant pour la dissolution, le président Tandja accélère le calendrier électoral : la Constitution prévoit que la nouvelle assemblée nationale doit être élue "45 jours au moins et 90 jours au plus" après la dissolution.
Dans un avis rendu lundi, la Cour constitutionnelle du Niger avait infligé un revers au président Tandja en se prononçant contre la tenue d'un référendum institutionnel qui permettrait au chef de l'Etat de tenter de briguer un troisième mandat.
La cour avait été saisie de la question le 11 mai par des députés opposés au projet.
Le président Tandja, 70 ans, achève le 22 décembre prochain son second mandat à tête de l'Etat et, en l'état des règles institutionnelles, ne peut briguer un troisième mandat de cinq ans.
Au début du mois, le gouvernement avait annoncé que le chef de l'Etat organiserait avant la fin de l'année une consultation populaire sur une nouvelle constitution instaurant un régime présidentiel, ce qui lui permettrait de rester magistrat suprême du pays.
"Le président de la République ne saurait engager ou poursuivre le changement de la constitution sans violer son serment", ajoute la Cour constitutionnelle, dont l'avis n'est cependant pas contraignant.
Pour Alioune Tine, président de la RADDHO (Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme), cette dissolution "s'apparente à un coup d'Etat politique".
"Cette faute politique est profondément regrettable. Le Niger ne peut pas revenir en arrière après tous les efforts, toutes les tragédies qu'il a surmontés", a-t-il dit à Reuters.
Au pouvoir depuis décembre 1999, Mamadou Tandja avait plusieurs fois promis de se retirer le 22 décembre 2009. Pour justifier son revirement, il explique que le peuple lui demande de rester à la tête de l'Etat afin de parachever les chantiers en cours.
Quelque 20.000 personnes ont récemment manifesté pour dénoncer ses intentions. La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a prévenu la semaine dernière que Tandja risquait d'exposer son pays à des sanctions si le projet de référendum ne respectait pas la démocratie.
Le mandat des députés s'achève cette année, et les élections législatives étaient prévues pour la fin novembre.
En optant pour la dissolution, le président Tandja accélère le calendrier électoral : la Constitution prévoit que la nouvelle assemblée nationale doit être élue "45 jours au moins et 90 jours au plus" après la dissolution.
Inscription à :
Articles (Atom)
